Les changements climatiques sont une problématique actuelle qui préoccupe tout le monde entier. Afin de réduire leurs impacts sur la vie humaine et sur le globe terrestre, les communautés scientifiques, les organismes, les populations et les gouvernements se sont inscrits dans une perspective de développement durable.

C’est pourquoi aujourd’hui, beaucoup de stratégies associées au développement durable dans son ensemble sont mises en place. Ainsi dit, l’obsolescence programmée apparait aussi sur la scène mondiale comme une stratégie de développement axée sur la consommation.

C’est quoi l’obsolescence programmée ?

L’obsolescence programmée (OP) est une stratégie ou une politique axée sur la consommation. Elle vise la réduction du cycle de vie d’un produit dans l’optique de booster ou d’augmenter son taux de remplacement. C’est un concept qui apparaît comme une politique économique qui réduit la durée de vie d’un produit chez le consommateur. L’OP incite le consommateur à acheter un nouveau produit le plus rapidement possible. En effet, l’obsolescence programmée (OP) n’est pas un concept récent.

L’origine de l’obsolescence programmée (OP) ?

Dans les années 1920 existait un groupe qui comportait en son sein un ensemble d’acteurs industriels. Ces derniers œuvraient dans la fabrication des ampoules. Ce groupe d’industriel était nommé le « cartel Phoebus ».

Ils se sont donc entendus sur la fabrication d’ampoules à incandescence ayant une durée de vie très limitée à celles des ampoules fabriquées pendant les années d’avant.

L’histoire relate que ce cartel avait attribué une durée de vie moyenne de 1000 heures à une ampoule alors que, les années avant 1920, une ampoule avait une durée moyenne estimée à 2500 heures.

Le concept d’obsolescence programmée est aujourd’hui attribué à ces acteurs industriels de cette époque dont Philips, General Electric et Osram.

Quels sont les produits les plus touchés par l’obsolescence programmée ?

L’obsolescence programmée touche beaucoup plus les produits électroniques, électroménagers (machines à laver, micro-ondes, réfrigérateurs…) et informatiques.

En réalité le cycle de vie d’appareils informatiques ou électroniques est aujourd’hui de plus en plus limité. Les téléphones portables, les smartphones et tablettes, les imprimantes et autres sont aujourd’hui programmées pour un cycle de vie déterminé par son fabricant.

Cependant, il faut noter que la durée de vie d’un produit dépend de nos jours de la marque.

L’obsolescence programmée va-t-elle en droite ligne avec les objectifs du développement durable ?

D’entrée de jeux, le développement durable prend en compte le principe écologique, social et culturel. Ce développement repose sur la durabilité.

Pourtant, avec l’obsolescence programmée on a une vision diamétralement opposée à celle du développement durable. C’est une technique qui ne respecte point les principes du développement durable sur plusieurs points.

Sur le plan écologique ou environnemental

L’obsolescence programmée ne prend pas en compte les normes environnementales. En s’inscrivant dans une logique d’OP, le consommateur produit plus de déchets dans l’environnement. Simplement parce que le cycle de vie du produit a été réduit.

Les industriels doivent penser à des produits durables et écologiques

Les industriels doivent penser à des produits durables et écologiques

D’où la hausse considérable des matériaux toxiques tels que le plastique, le cuivre, le plomb et autres dans nos décharges. En même temps, la production régulière des produits électroniques et électroménagers entre autres nécessite également une exploitation régulière des ressources naturelles.

Or dans une démarche de développement durable, on vise la réduction de l’utilisation des ressources naturelles au profit des ressources naturelles renouvelables. En fin de compte, l’obsolescence programmée est du point de vue environnemental un impact.

Sur le plan économique

L’obsolescence programmée du point de vue économique met en scène le pouvoir d’achat. C’est une politique économique qui ne cadre pas avec la durabilité. Un consommateur dépense deux fois plus pour un appareil de courte durée.

En évaluant le coût d’un même produit acheté deux fois par un consommateur, les experts ont relevé qu’il est préférable d’acheter le même produit cher pour une durée de vie d’environ 20 ans.

Pris sous cet angle, l’OP apparait comme un poids de l’économie et une logique de profit pour les fabricants. Le pouvoir d’achat apparaît cependant comme un frein au développement durable.

Sur le plan social

Loin d’être proliférateur de déchets dans notre environnement, l’OP a un impact sanitaire sur le plan social. En fait, beaucoup de produits fabriqués suivant la logique de l’OP sont à la base de plusieurs maladies. Parce que ces objets après la panne sont irréparables et défectueux.

Quelles sont les conséquences de l’obsolescence programmée ?

L’obsolescence programmée est une stratégie qui a de nombreuses conséquences. Sur le plan écologique on note la pollution. En effet, l’Europe seulement enregistre près de 10 tonnes de déchets produites chaque année. Ces déchets proviennent des appareils électroniques et électroménagers.

La deuxième conséquence repose sur l’économie. En réalité, l’OP est génératrice des dépenses chez le consommateur. C’est une politique commerciale qui maximise le profit des industriels. L’obsolescence programmée ne prend pas en compte la réparation. C’est une ruine pour le secteur de la réparation.

Quelles solutions peut-on envisager contre l’obsolescence programmée ?

De nos jours l’obsolescence programmée apparaît comme un fléau à bannir. C’est pourquoi les gouvernements, les organismes et groupes d’individus mettent en place des solutions pratiques pour déprogrammer l’obsolescence.

La France, la Belgique, le Pays-Bas et bien d’autres pays ont pris l’initiative de mettre sur pieds des lois (Loi de Hamon par exemple) pour lutter contre l’obsolescence programmée.

Ces pays développent des astuces visant à inciter le consommateur à réparer son appareil, s’informer sur la durabilité d’un appareil avant l’achat.

En France par exemple, l’astuce « Repair truck » vise la sensibilisation des habitants sur la réparation, l’entretien et la prolongation de la durée de vie des appareils.

Pour finir

En conclusion, l’obsolescence programmée est une technique commerciale beaucoup coûteuse pour le consommateur. C’est un fléau qui participe non seulement à la pollution de l’environnement mais aussi à sa dégradation. C’est une stratégie de développement économique qui ne s’inscrit pas dans une démarche de développement durable. C’est une entrave au développement durable. C’est un levier économique qui favorise la concurrence entre les fabricants et l’optimisation des bénéfices.

C’est enfin, une politique qui impacte non seulement sur l’environnement mais aussi les portefeuilles de individus. Dans l’optique de limiter le gaspillage et réduire ses dépenses, il est impératif de lutter contre l’OP en appliquant chacun à son niveau des astuces et lois.

« Lutter contre l’OP c’est réduire son empreinte écologique ».