La notion d’agriculture durable rejoint dans sa définition celle de développement durable, qui s’entend, elle, du développement qui répond aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs.

L’agriculture durable peut se définir comme l’agriculture qui permet aux générations présentes, de répondre durablement à leurs besoins, sans entraver la capacité de celles à venir de pourvoir aux leurs.

En des termes un peu plus simples, c’est l’agriculture qui nous permet de produire des végétaux et/ou des animaux, des denrées alimentaires, pour assurer notre subsistance, sans aliéner la capacité de nos enfants de pouvoir faire de même en leurs temps.

La survie à long terme de la planète nous impose de respecter des principes écologiques, économiques et sociaux.

L’agriculture durable intègre ces impératifs dans le processus de production des ressources naturelles dont nous avons besoin.

En fait, l’agriculture durable est l’application des principes du développement durable à l’agriculture, parce que toute action humaine a immanquablement des répercussions sur la planète, et l’agriculture ne fait  malheureusement pas exception.

Pratiquer l’agriculture durable, revient à pratiquer une agriculture économiquement viable, écologiquement responsable et socialement équitable.

Aperçu de l’agriculture durable

Ainsi définie, l’agriculture durable est la production de ressources agricoles au profit des générations présentes, laquelle production ne doit pas entraver la capacité des générations futures de faire pareil.

De par les techniques culturales utilisées et les moyens de production, l’agriculture durable ne porte pas atteinte aux personnes et protège la biodiversité en limitant l’utilisation des pesticides…

Existe-il des techniques d’agriculture durable ?

En réalité, pratiquer l’agriculture durable revient à mettre en pratique certains principes qui favorisent la survie et le renouvellement des écosystèmes existants. En voici quelques-uns ;

  • Ne pas trop perturber le sol : Tout travail du sol induit une perturbation du sol.

Il s’agit ici de limiter au strict nécessaire, cette perturbation et ne pas trop travailler le sol en profondeur. Afin de favoriser les fonctions naturelles du sol comme par exemple la porosité, l’épuration, la fertilité….

Les bactéries et les vers de terre (pour ne citer qu’eux) assurent une fonction naturelle de fragmentation du sol.

  • Il faut protéger le sol par un support végétal qui a en outre, l’avantage d’apporter un supplément de carbone et de biomasse au sol et favorise un recyclage des matières organiques.
  • La rotation des cultures : Il s’agit d’alterner les cultures sur la parcelle de terre.

Et ceci dans le but de lutter contre l’épuisement de ressources spécifiques lié à une pratique mono culturale massive sur la parcelle.

La rotation a aussi l’avantage de lutter contre la propagation des maladies. On pourra aussi pratiquer les associations de cultures….

La rotation et les associations de cultures favorisent le maintien de la biodiversité au sein de la parcelle de terre.

Si vous avez décidé de vous mettre à l’agriculture durable (ce que nous espérons d’ailleurs), voici quelques conseils qui vous aideront certainement.

Penser agro écologie

C’est un ensemble de technique qui a pour but de vous amener à produire des denrées alimentaires, tout en respectant l’environnement et les écosystèmes que vous côtoyez.

Elle est à cheval entre plusieurs concepts comme par exemple l’agronomie, l’écologie, l’agriculture… et vous entrainera à utiliser au mieux les ressources spécifiques en rapport avec la parcelle que vous exploitez.

Penser production intégrée

Il s’agit ici, de pratiques agricoles permettant d’obtenir des aliments de hautes qualités tout en utilisant des méthodes naturelles, respectueuses de l’environnement.

La production intégrée prohibe ou tolère à minima, l’usage des produits phytosanitaires.

Dans la mesure du possible, elle a recours aux mécanismes de régulation naturelle qui remplacent au maximum les intrants extérieurs.

Agriculture de conservation

L’agriculture de conservation se présente comme un ensemble de techniques qui permettent de maintenir le potentiel agricole de votre parcelle tout en favorisant un rendement performant et régulier.

Ce modèle agricole n’interdit pas les intrants, mais il en réduit le besoin, ce qui rend économiquement rentable l’exploitation de votre parcelle.

L’agriculture de conservation a trois piliers qu’il vous faudra respecter ;

  • Prévoir une couverture permanente du sol de votre parcelle
  • Travailler le sol à minima
  • Diversifier et faire tourner les cultures sur votre parcelle.
  • Agriculture biologique :

L’agriculture biologique est un mode de production agricole qui a un impact positif sur l’ensemble de l’environnement.

Son impact se ressent sur la qualité de l’air, de l’eau, des sols et de la biodiversité.

C’est une technique culturale essentiellement basée sur les pratiques agricoles traditionnelles (comme par exemple la jachère), n’utilisant pas les produits chimiques, mais plutôt des produits d’origine organique, animale ou végétale.

Notez néanmoins que l’agriculture biologique est plus onéreuse que l’agriculture conventionnelle avec un rendement inférieur à celui de l’agriculture conventionnelle.

En définitive, on se rend bien compte qu’il n’existe pas une technique d’agriculture durable. Cette notion renvoie à tout ce qui permet à l’être humain de tirer des denrées alimentaires de la terre, sans la dégrader durablement, de sorte à laisser aux générations futures, la possibilité d’en profiter.

La conservation de la planète, le développement durable, passe aussi par là….