Prolongement du développement durable, le tourisme durable selon l’Organisation Mondial de la Santé (OMS) est un tourisme qui prend en compte tous les impacts qu’elle engendre c’est-à-dire l’impact environnemental actuel et futur, l’impact social et l’impact économique.
Cette sphère de tourisme prend en compte tous ces paramètres et fait d’elle le tourisme durable. Il fait partie de l’une des cibles de l’Objectif de développement durable n°12 de l’Organisation des Nations Unies (ONU).
Les formes de tourisme rencontrées
Le tourisme durable est un tourisme à double sens. Il est parfois assimilable à d’autres formes de tourismes comme le tourisme équitable, le tourisme solidaire et le tourisme communautaire, ou encore l’écotourisme.
Il dispose de plusieurs méthodes, notamment d’abord un état initial qui prend en compte les données économiques-sociales, foncières et aussi environnementales. Il y a aussi l’évaluation de la vulnérabilité du milieu naturel et des populations car parfois le tourisme est à la base une sorte de perte de culture où parfois il induit des risques sanitaires face au tourisme et à ses conséquences néfastes.
Par la suite, il faut donc prendre des mesures compensatoires, des précautions et conservatoires pour pouvoir faire asseoir un tourisme durable de qualité.
Quelques critères pour un tourisme plus durable
Certaines mesures comme le respect des animaux, la conservation du patrimoine culturel, la promotion des produits locaux ou l’hospitalité doivent être des éléments à prendre véritablement en compte.
On peut citer plusieurs critères du tourisme, notamment en se référant à la charte du tourisme durable PNUE :
- La viabilité économique.
- La prospérité au niveau local.
- La qualité de l’emploi.
- L’équité sociale.
- La satisfaction des visiteurs.
- Le contrôle local.
- Le bien-être des communautés.
- La richesse culturelle.
- L’intégrité physique.
- La diversité biologique.
- L’utilisation rationnelle des ressources.
- La pureté de l’environnement.
- Le respect de l’authenticité socioculturelle des communautés.
- L’usage optimal des ressources environnementales.
- Une offre d’avantages socio-économiques pour tous les intervenants.
Les critères de référence pour le Tourisme Durable dans le monde sont donc les suivants :
- Démontrer l’effectivité d’un management durable.
- Maximiser les avantages sociaux et économiques pour la communauté locale et minimiser les impacts négatifs.
- Maximiser les avantages du patrimoine culturel et de minimiser les impacts négatifs
- Maximiser les avantages pour l’environnement et minimiser les impacts négatifs.
Il s’agit donc de réduire la pollution, de conserver la biodiversité, l’écosystème ainsi que les paysages.
La vision du tourisme selon le monde
Certes ce tourisme est confronté à de nombreux impacts néfastes, mais cela n’a pas empêché de nombreux pays de prendre une avance sur cette question que prône le monde avec la prise en compte de l’écologie et tout son corollaire de bien-être que pourrait procurer à l’environnement mondial.
Green Destination est une association qui depuis 2006 à travers 15 bons critères d’évaluation lesquels suscité dans le paragraphe « Quelques critères pour un tourisme plus durable » fait un classement des pays dans le cadre de ce tourisme.
La vision du monde est donc celle de non seulement favoriser un tourisme sur toute la planète, facilitant les voyages intercontinentaux, la consommation de nouvelles saveurs et surtout la découverte de nouveaux sites touristiques plus amusants tout en prenant en compte l’environnement comme une ressource durable.
Les principes du tourisme durable
Les principes du tourisme durable ont été institués par la déclaration de principes de la rencontre euro-méditerranéenne à Hyères en Septembre 1993. On a donc retenu que ce sont des principes environnementaux, des principes socioculturels et les principes économiques.
Avantages et bénéfices
Ce secteur bénéficie de beaucoup d’avantages. Il permet un développement accéléré des pays et un partage de connaissance pluri continentale. Les villes comme Londres ont connu un véritable développement grâce à un tel tourisme, le Sénégal en Afrique, et bien d’autres pays où se trouvent encore certaines espèces animales rares dans le monde.
Problèmes rencontrés
Les problèmes rencontrés dans ce secteur sont de plusieurs formes à travers les différents continents et les peuples rencontrés. Ils prennent en compte l’aspect racial des peuples, continentale et aussi ethnique.
L’un des véritables problèmes que nous rencontrons à divers endroits du monde est le cas des empreintes carbone qui selon l’OMT (Organisation Mondial du Tourisme) démontre que les voyages touristiques mondiaux ont un taux d’émission de 5% de gaz à effet de serre.
Et à ce propos, un intéressé s’insurge : Selon le professeur Grenier « Le problème, c’est que le tourisme est en grande majorité une industrie de PME » ; c’est-à-dire que le tourisme selon lui est comparable à une entreprise encore à l’état d’un embryon. Il n’est donc pas encore développé.
On distingue aussi les empreintes écologiques, la non consommation de produit local.
Comme par exemple un européen qui en visite touristique dans une région africaine et on lui offre des mets européens. Alors que ce qui serait intéressant c’est que l’on devait lui offrir des mets africains afin qu’il découvre de nouvelles saveurs et de nouveaux fruits.
Dans les pays d’Afrique, ces problèmes sont encore plus prononcés surtout quand il s’agit d’empreintes écologiques. L’Afrique n’ayant pas suffisamment de moyens pour s’offrir des transports ferroviaires qui faciliteraient les voyages pour minimiser les empreintes écologiques.
Ce qui paraît être un problème durable dans de nombreux pays en voie de développement, c’est la mesure dans laquelle la stratégie nationale limite les fuites financières préjudiciables à l’économie du pays de même que les efforts réalisés afin de ralentir l’incidence négative du tourisme sur l’environnement et le patrimoine. C’est là quelques problèmes du tourisme dont l’OMT fait mains et pieds pour y remédier.
Quelques chartes et institution sur le tourisme durable
- Charte européenne pour le tourisme durable dans les espaces protégés.
- Ressources, relatives à la Charte Européenne du Tourisme Durable (CETD) sur les aires protégées présentée officiellement le 8 avril 1999 à Lille. La Charte évolue depuis la version de 2000, selon les avancées des aires protégées. Les sept premiers signataires, dont deux français, ont obtenu la Charte en octobre 2001, suivi de 10 autres parcs en 2002 et 2003.
- Développement durable de l’écotourisme (Organisation mondiale du tourisme).
- « La politique européenne du tourisme » de l’Union européenne.
- Comité 21, Charte du tourisme durable (Annexes).
- United Nations Environment Programme Division of Technology, Industry, and Economics Sustainable Consumption & Production Branch (site du Programme des Nations unies pour l’environnement).
