De nos jours, plus de la moitié de la population mondiale vit en ville. Les Nations unies, estiment que le taux d’urbanisation mondiale devrait se situer un peu au-dessus de 60 % d’ici 2030 et, la population urbaine devrait atteindre 5 milliards d’habitants.

Il est donc nécessaire de repenser la ville dans le monde à l’heure où le réchauffement climatique connait son essor. Ainsi dit, le concept de la ville durable apparait comme une alternative de développement durable de la ville. Ceci à travers l’implémentation d’une nouvelle stratégie d’aménagement du territoire. Un aménagement durable qui implique les bâtiments durables ou simplement la construction durable de la ville.

On parle même de ville verte ou ville écologique parce que la ville durable est aussi axée sur la protection de la biodiversité en milieu urbain. Comment définir une ville durable ? Cet article vous permet de comprendre la ville durable et ses implications.

Qu’est-ce que la ville durable ?

La ville durable est un concept qui intègre celui de développement durable. C’est en fait le développement durable de la ville. La ville durable prend en compte la construction durable, l’habitat vert ou l’habitat durable

Le concept de ville durable devenu universel aujourd’hui, résulte d’un accord de partenariat pour les villes et régions durables signé en 2012 par le PNUE une branche de l’ONU (organisation des nations unies) et le Comité des régions d’Europe.

C’est un accord de partenariat qui met l’accent sur la durabilité des villes et qui implique toutes les villes du monde. La durabilité de la ville doit suivre la démarche du développement durable c’est-à-dire respecter la dimension socio-culturelle, environnementale et économique de ce dernier.

Le principe social et culturel correspond à la dimension sociale de la ville en termes de prise en compte des populations présentes et à venir dans l’organisation socio-spéciale et même culturel de la ville.

Par exemple l’aménagement de l’espace urbain à travers la mise en place des architectures HQE, le brassage culturel mais aussi la facilitation du mode de travail et mode de transport en commun. Il s’agit d’un mode collectif qui valorise la réduction dans l’atmosphère, des émissions des gaz à effet de serre.

Les HQE sont un label axé sur les domaines environnementaux et donc une démarche hiérarchisée avec des exigences environnementales extérieur et intérieur. Des exigences qui reposent sur l’éco-construction ou « green building » en Anglais, l’éco gestion ou gestion écologique des ressources du milieu.

La mise en place des architectures renvoie à ce qu’on appelle aujourd’hui la construction écologique, habitat vert ou encore de bâtiment écologique.

Le principe environnemental renvoie à la protection de la nature et de la biodiversité en impliquant les populations dans une logique de HSE (Hygiène Sécurité Environnement). C’est pourquoi on parle aussi de la ville écologique avec ses implications dont l’habitat vert, le bâtiment durable, habitat durable

Le principe économique quant à lui privilégie la gestion intégrée des ressources naturelles non renouvelables et la consommation d’énergies et des ressources naturelles renouvelables.

Les énergies renouvelables sont un élément à considérer dans toute ville durable

La ville durable est donc celle qui respecte le principe de l’Agenda 21 local adopté pendant la conférence de Rio. Agenda qui inclut la gestion énergétique, environnementale et même alimentaire.

La ville durable renvoie ainsi à des éco-villes ou villes écologiques qui adoptent la démarche du développement durable afin de réduire les impacts environnementaux pour une transition écologique neutre. Les Anglais parlent de « substainable city » qui signifie littéralement « ville soutenable ».

Les enjeux de la ville durable

L’enjeu environnemental

C’est avant toute chose le principal enjeu de la ville écologique. En effet, la ville verte vise l’implantation de la végétation en ville à travers la création des espaces verts protégés, la gestion économe de l’espace et des ressources, la lutte contre la pollution (eau, sol, air) et l’insalubrité, la multiplication des éco-quartiers et la construction de l’habitat vert d’où la valorisation des constructions durables.

Il vise également la délocalisation des industries à caractère polluant dans l’optique d’offrir aux habitants un cadre de vie de qualité.

L’enjeu socio-culturel

Il concerne l’implémentation des mentalités écologique dans le social et le culturel des populations urbaines. Ces mentalités sont entre autres de favoriser le transport en commun d’où le transport durable pour limiter la pollution sonore et atmosphérique.

En effet, le mode de transport collectif et actif est une alternative permettant la réduction des émissions des gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

De plus, cet enjeu vise la promotion de la consommation écologique ou éco-consommation. L’enjeu socio-culturel vise la mise en place d’un système de collecte, de tri en fonction du type de déchet et de recyclage d’ordures ménagers et industrielles.

L’enjeu économique

Qui vise à consommer le moins possible l’énergie et les ressources naturelles. Cet enjeu favorise la réduction des dépenses au profit de tous. Il encourage l’utilisation de l’énergie solaire, le transport durable, la construction de bâtiments durables à basse consommation…

Quels sont les implications de la ville durable ?

La ville durable privilégie l’habitat durable. En effet il s’agit de la promotion de construction durable (bâtiments durables, éco-construction…) axée sur des économies d’énergie, des chantiers à faibles nuisances, la bonne gestion des déchets au chantier…

La construction durable s’inscrit dans une démarche de développement durable. L’enjeu visé ici est la « réduction à la base des matériaux et résidus de construction ». Au Québec au Canada et en France par exemple, la promotion et la matérialisation du bâtiment durable est en vogue.

La ville durable est celle-là qui doit donner aux citadins un cadre de vie sain c’est-à-dire sans pollution dans un environnement vert. C’est une ville verte qui valorise la réduction des gaspillages d’énergies (en entreprise, dans les ménages…), la réduction de l’émission des gaz à effet de serre dans l’atmosphère dont la limitation des impacts environnementaux.

La ville durable est celle qui offre ou qui doit pouvoir offrir un cadre de vie meilleur non seulement à la génération présente mais également celle à venir (qualité de vie et égalité en milieu urbain). Une ville qui transcende le temps avec sa même identité et son dynamisme. C’est une ville soutenable dans le temps et dans l’espace.

La ville durable a un intérêt politique et scientifique en ce sens où elle prend en compte toutes les problématiques environnementales actuelles.

Des problématiques environnementales que connaissent les villes du monde aujourd’hui. Parler de la durabilité de la ville c’est aussi parler de son caractère écologique.

Ville écologique, ville verte

En effet, la ville verte, ville écologique « green city » intègre également les principes du développement durable c’est-à-dire une ville qui, dans son processus de développement prend en compte la gestion environnementale, la valorisation des ressources du milieu, l’aménagement durable du territoire avec la construction écologique et durable du milieu.

Tout comme la ville durable, la ville écologique prend en compte la protection de la nature en milieu urbain. La ville écologique renvoie alors à une ville ou une unité urbaine respectant les normes environnementales. Elle implique également la notion de développement durable et d’écologie urbaine.

Elle implique la gestion de l’écologie urbaine en termes de protection et de conservation de la biodiversité en milieu urbain pour une ville durable.

On parle aussi de la ville verte à l’échelle globale et éco-village à l’échelle locale ou petite échelle. Il existe également dans les villes des éco-quartiers avec des bâtiments verts.

La ville verte ou ville écologique privilégie la construction durable ou éco-construction. Une construction qui valorise la mise en place du bâtiment vert ou bâtiment durable…

La construction de la ville verte « green city » demande la participation de tous. Elle vise un environnement sain à travers la réduction des gaz à effet de serre dans l’environnement.

Au Québec (Canada), par exemple les spécialistes comptent près de 32,5% de gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère.

Ce pourcentage correspond au gaz produit par le transport routier au Québec. Qu’en est –il des autres villes du monde ?

C’est sans doute pourquoi la ville durable privilégie le mode de transport collectif en tant qu’alternative de réduction des gaz toxiques dans l’atmosphère.

Le top 10 des villes écologiques dans le monde

On a pu recenser 10 villes écologiques dans le monde. Il s’agit en effet des villes qui respectent les principes du développement durable.

Un développement qui « prend en compte les besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à bénéficier des leurs ».

La plupart de ces villes contiennent de grands espaces verts. À travers des politiques énergétiques et de volontarisme, ces villes contiennent moins de carbone dans l’air parce que limitent les émissions de CO2, privilégient l’utilisation des énergies renouvelables, l’élimination du gaspillage, valorisent l’habitat durable, le transport en commun ou collectif efficaces, l’exploitation de l’agriculture biologique, l’emploi des nouvelles technologies et bien d’autres.

Exploitation de l’agriculture biologique

Le présent classement du top 10 des villes vertes résulte d’une étude écologique faite par Arcadis. Ainsi, voici le top 10 des villes écologiques classées par ordre en fonction des stratégies développées plus haut :

Zurich, Stockholm, Genève, Vienne, Francfort (avec près de 52% d’espace naturel en milieu urbain), Wellington (avec sa politique de réduction de l’émission du CO2 dans l’atmosphère), Rome (avec la structure de ses bâtiments adaptés au climat local et au sol dont le bâtiment durable), Sydney avec l’implémentation de sa politique de développement écologique « The Sustainable Sydney 2030 » qui est très enrichissante, Londres et sa politique volontariste et en fin Hambourg et sa politique énergétique.

Il convient de noter que le classement des villes écologiques ou villes vertes diverge selon les sources. La COP 21 aborde par un exemple un autre classement top des villes écolo en mettant en première classe Reykjavik en Islande… Tout de même qu’en En Europe, Copenhague (Danemark) apparait comme la première ville écologique.

Tout compte fait ville écologique et villes durables sont liées. L’environnement étant au centre de ces concepts. En réalité rendre une ville verte ou ville durable c’est adopter la démarche du développement durable de la ville.

Un développement qui valorise l’environnement en tant que cadre de vie puis, un développement qui privilégie la construction durable du milieu.

La construction d’une ville durable est donc un projet participatif. C’est-à-dire un projet qui exige la participation de chacun à l’échelle locale ou petite échelle et à l’échelle globale.

Ce qu’il faut savoir !

En définitive, parler de la ville durable invite à parler de la ville verte car ces deux concepts sont fortement liés. En fait, que l’on parle de la ville écologique, ville verte ou de la ville durable, tous intègrent les principes du développement durable c’est-à-dire l’environnemental, le social, le culturel et l’écologique.

Faire, d’une entité urbaine une ville durable, c’est inscrire celle-ci dans une dynamique de respect des principes du développement durable à travers la gestion économe de l’espace et des ressources, la gestion des déchets et de l’énergie, la réduction des émissions de CO2 dans l’atmosphère, la réduction des gaspillages, la promotion du bâtiment durable…

Les villes des pays d’Afrique, d’Asie et du reste du monde devraient s’inscrire dans cette logique de ville durable pour un cadre de vie meilleur des populations et la réduction des impacts des changements et réchauffements climatiques qui menacent notre globe terrestre actuellement.